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CIBLE 4.2 | Petite enfance

Early learning in Dublin, Ireland.

CREDIT: Jason Clarke Photography/ Department of Children and Youth Affairs, Ireland

CIBLE 4.2 | Petite enfance

La cible 4.2 réaffirme l’engagement pris par la communauté internationale pour assurer à tous les enfants des fondements solides grâce à l’éducation et à la prise en charge de la petite enfance. Le suivi des concepts utilisés dans cette cible pose trois difficultés : (a) on ne dispose pas d’informations suffisantes sur le nombre d’enfants qui bénéficient de l’enseignement préprimaire pendant une année au moins ; (b) les indicateurs proposés ne rendent pas compte du concept de qualité de l’offre ; (c) certes, la cible dépasse les concepts de protection et d’éducation de la petite enfance au profit de celui de développement, mais il n’est pas certain qu’il soit possible d’élaborer un mécanisme de suivi du développement.

L’enseignement préprimaire est obligatoire dans 49 pays et gratuit et obligatoire pendant une année au moins dans 36 pays. Click to Tweet

ACCÈS ET PARTICIPATION

Il est plus difficile de comparer, à l’échelle internationale, les taux de participation dans le préprimaire que les taux de participation dans l’enseignement primaire et secondaire. Dans l’enseignement préprimaire, les groupes d’âge et l’âge de début de scolarité sont moins normalisés que dans les autres niveaux. Le nombre de pays proposant un enseignement préprimaire gratuit et/ou obligatoire est relativement peu élevé. L’enseignement préprimaire est obligatoire dans 49 pays et gratuit et obligatoire pendant une année au moins dans 36 pays.

À l’échelle mondiale, près de 67 % des enfants ayant un an de moins que l’âge de la scolarisation dans le primaire sont inscrits dans l’enseignement préprimaire ou primaire. Bien qu’elle s’en rapproche, cette estimation ne coïncide pas toujours avec les résultats provenant des enquêtes sur les ménages portant sur l’expérience des élèves de 1re année dans l’enseignement préprimaire. Ces enquêtes permettent également de suivre les taux de participation en fonction du niveau de richesse des familles. Dans les pays à revenu faible et intermédiaire, les enfants âgés de 3 à 4 ans issus des familles les plus riches ont près de six fois plus de chance de participer à l’éducation préprimaire que les enfants les plus pauvres.

QUALITÉ

La cible met l’accent sur une éducation de qualité. La qualité peut s’entendre comme le degré de soutien qu’apportent l’école, la classe (y compris les infrastructures et les processus d’enseignement) et les systèmes au développement global des enfants, et plus particulièrement au développement des enfants les plus menacés d’exclusion sociale. S’il appartient aux pays de fixer eux-mêmes leurs objectifs et leurs normes de qualité, il existe des outils qui, bien que suscitant des controverses politiques, permettent de réaliser un suivi comparatif de la qualité de l’éducation de la petite enfance. Il ressort d’une analyse menée par la Banque mondiale sur les politiques de la petite enfance que 13 pays à revenu faible et intermédiaire sur 21 ont défini des normes de base relatives aux taux d’encadrement mais que seuls huit d’entre eux les appliquent.

RÉSULTATS DU DÉVELOPPEMENT DE L’ENFANT

La cible 4.2 vise à garantir que les enfants entament leur parcours scolaire formel avec un bon niveau de développement et qu’ils se « préparent à suivre un enseignement primaire ». Cette vision globale marque un tournant par rapport aux évaluations du développement de l’enfant réalisées à partir des seuls indicateurs relatifs à la santé. Déterminer le meilleur moyen de mesurer le développement d’un enfant est éminemment complexe. Il est nécessaire de réaliser le suivi du développement normatif dans l’ensemble des cultures et d’élaborer des méthodes de mesure à partir des résultats obtenus.

La mesure qui bénéficie actuellement de la plus large couverture est l’Indice du développement de la petite enfance mis au point par l’UNICEF (indice DPE). Au cours de la période 2010–2015, il a permis de faire ressortir que dans 56 pays dont la plupart affichaient des revenus faibles et intermédiaires près de 70 % des enfants âgés de trois ans et 80 % des enfants âgés de quatre ans étaient en bonne voie sur le plan du développement. Or, cet indice est fortement déterminé par l’une de ses quatre composantes, l’alphabétisme et le calcul. On pourra reprocher à un tel indice de rendre davantage compte des normes des premières années de la scolarité que de la capacité cognitive.

L’un des principaux facteurs qui aident les enfants à exploiter pleinement leur potentiel est un contexte familial riche en matériels d’apprentissage et propice aux interactions. En Ukraine, presque tous les enfants âgés de 3 à 4 ans sont incités par les membres de leur famille d’âge adulte à participer à quatre activités au moins, contre seulement 40 % des enfants du même âge au Ghana. Sur la période 2010-2015, dans 54 pays dont la plupart affichaient des revenus faibles ou moyens inférieurs, 19 % des foyers possédaient au moins trois livres pour enfants et 7,5 % d’entre eux en possédaient au moins dix. Moins de 1 % des 20 % familles les plus pauvres possédaient au moins dix livres.


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